2025 La place des minorités dans le système pénal
Lorsqu’il est question de criminalité et de violence, il existe souvent un fossé entre le discours public, les connaissances scientifiques et les pratiques des spécialistes. D’une part, des cas isolés très médiatisés font souvent naître une crainte générale auprès de la population et des voix s’élèvent alors pour réclamer une surveillance et un contrôle accrus. D’autre part, certaines caractéristiques des délinquant·e·s sont présentées comme particulièrement criminogènes, notamment la maladie psychique, le jeune âge, ou l’appartenance religieuse ou ethnique.
Le congrès 2025 du Groupe suisse de criminologie souhaite informer le débat public sur la criminalité et la violence en relation avec les minorités. Le terme « minorités » doit ici être compris de manière large : les minorités dans la population en général (minorités ethniques, personnes souffrant de troubles psychiques, minorités sexuelles, etc.), mais également les personnes sous-représentées dans les groupes de délinquants (notamment les femmes). Comment la justice pénale doit-elle traiter les minorités, et quelles difficultés cela soulève-t-il au quotidien? Comment protéger au mieux ces personnes et les prendre en charges selon leurs besoins spécifiques ? Et, finalement, quelle est la place des minorités dans la recherche criminologique ?
Le vernissage de l'ouvrage du jubilé Criminologie en Suisse - Histoire, état, avenir a eu lieu le 6 mars au soir, après l'assemblée générale du GSC.
Jörg Arnold, Françoise Genillod, Stefan Keller, Joëlle Vuille